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Dieuveil Ngoubou et Lancine Koulibaly, pointures de la mode éthique

C’est un vrai plaisir de faire la connaissance de Dieuveil et Lancine, deux garçons « bien dans leurs baskets » : inspirants, jeunes, ambitieux mais pas prétentieux, et un peu fous aussi !

Ils se sont lancés en 2018 dans l’aventure de l’entrepreneuriat et de la mode, en créant leur propre marque de baskets ecofriendly « UMOJA Shoes » à Brest.

Un concept valorisant à la fois le savoir-faire artisanal traditionnel africain et les matériaux eco-responsables. UMOJA, c’est aussi une belle histoire d’amitié entre les deux entrepreneurs.

TOST : Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs de TOST ?

Lancine Koulibaly :

«J’ai 28 ans, j’ai fait une licence en économie à Brest suivi d’un master en Statistiques à Niort, puis j’ai travaillé dans un grand groupe d’assurance à Paris. J’ai beaucoup de goût pour les chiffres et ce qui est technique, ça demande de la rigueur et j’aime ça. Par contre je n’étais pas comblé dans mon travail, je cherchais à donner un sens à ma vie, je me posais des questions sur comment être en adéquation avec mes aspirations. Je me suis rendu compte que cet environnement ne me permettrait pas d’atteindre mes idéaux et j’ai compris que je devais radicalement changer mes perspectives. »

Dieuveil Ngoubou :

«Je viens d’avoir 26 ans, ça fait 8 ans que je vis à Brest. Je suis né au Congo et j’ai ensuite vécu en Côte d’Ivoire, je suis arrivé dans le Finistère à 18 ans, pour faire mes études supérieures. J’ai fait du Droit et de l’Histoire à l’université. Je ne me reconnaissais pas dans le droit, car cela demande par moment de rentrer dans un moule et cela ne me correspondait pas. C’était assez pesant pour moi. J’ai préféré étudié l’Histoire car il y a moins de compétition, et plus de solidarité. Je voulais faire de la recherche mais je suis très vite arrivé à la conclusion que ce n’était pas fait pour moi. J’ai malgré tout appris beaucoup de choses à la fac et fait de très belles rencontres.»

Lancine Koulibaly :

« Nous nous sommes rencontrés à l’UBO par le biais du grand-frère de Dieuveil. J’ai beaucoup aimé être étudiant à Brest, car j’y ai rencontré mes amis, il y a une bonne ambiance. C’est une ville pas cher, on peut se débrouiller en faisant des petits boulots, les Brestois sont hospitaliers et accueillants. Au premier abord ils paraissent assez froids mais en faisant connaissance avec eux, ils sont généreux et ouverts. »

« Quand je suis parti à Niort, je m’ennuyais énormément, à Brest il y a une ambiance plus festive. Des personnes arrivent et repartent, il y a une belle ouverture d’esprit. On ressent la chaleur humaine et le contact y est plus facile, les gens s’entraident. Brest est spéciale pour ça, c’est pour ça que j’aime cette ville. »

TOST : Comment vous est venu l’idée de lancer cette marque de baskets ? Quel est votre parcours d’entrepreneurs ?

Dieuveil Ngoubou :

«Quand Lancine est parti à Niort, nous sommes restés en contact. Quand j’ai arrêté la Fac, j’ai pensé à l’Entrepreneuriat. Il y avait une petite crainte et je ne voulais pas me lancer seul. On en a beaucoup parlé tous les deux avec Lancine. »

« J’ai décidé de partir en Afrique de l’Ouest en Mai 2017, c’est là que j’ai une partie de mes repères. Je cherchais à mieux connaitre la filière textile et l’artisanat local. Par exemple, la Wax est très connue en Europe, car colorée, mais ce tissu ne profite pas forcément aux artisans locaux. Malheureusement le procédé reste industriel et le succès de cette fabrication fait concurrence à l’artisanat textile traditionnel local.»

« Je suis rentré en France avec l’envie de changer cela et j’en ai discuté avec Lancine, notre souhait était de valoriser cet artisanat africain en travaillant main dans la main avec ces artisans. On se demandait comment, c’est comme ça que nous est venu l’idée de créer des baskets: produit de mode intemporel. »

« Nous avons souhaiter limiter le nombre d’intermédiaires pour aller à la source et contrôler tout le processus afin de permettre à ces artisans de vivre dignement de leur art tout en donnant des garanties de transparence au consommateur final.»

Lancine Koulibaly :

« Se lancer dans l’entrepreneuriat c’est une aventure ! J’ai pris mon temps avant de lancer la marque, je me suis cherché et j’ai tenté plusieurs expériences professionnelles. Dans le secteur des assurances, il y a pas mal de pression, c’est très carriériste, assez individualiste, humainement ça ne me convenait pas, je ne me sentais pas bien, bien que le métier me corresponde assez, mais pas l’état d’esprit. C’est comme ça que j’ai de plus en plus songé à l’entrepreneuriat, choisir une voie qui me convienne et qui ait du sens. »

« Ce projet répondait à une quête de sens, j’arrivais à une période où je me demandais ce que je préférais faire dans ma vie, gagner beaucoup d’argent, faire « carrière » ? Mais je ne me sentais pas en accord avec moi-même. Je ne me sentais pas « utile », je trouvais mon métier très répétitif, je savais que je n’allais pas le faire toute ma vie. »

« Je souhaitais m’investir dans un projet professionnel en accord avec mes valeurs, comme aider d’autres personnes, et mettre l’humain avant tout. C’est pour cela que j’ai voulu m’investir dans la création de cette marque avec mon ami Dieuveil.»

TOST : Que veut dire UMOJA ?

Lancine et Dieuveil :

« Nous avons choisi ce nom, car il a du sens, Umoja signifie « unité », « créer du lien » en langue swahili et aussi « fraternité » dans une langue de l’ouest de la Côte d’Ivoire. »

TOST : Quelles sont les valeurs d’UMOJA Shoes ?

Dieuveil Ngoubou :

«On voulait développer une entreprise où les relations humaines prennent toute leur importance, partager les savoir-faire, créer du lien entre les personnes, de l’artisan vivant en Afrique à celui qui porte une paire de baskets UMOJA à Brest. »

« Avant de développer notre projet, nous avons également découvert le monde de la mode. Nous nous sommes renseignés sur toute la chaîne de fabrication d’un produit. Pour fabriquer une paire de baskets il peut y avoir jusqu’à 40 intermédiaires. C’est assez fou quand on y pense.  »

« Nous souhaitions changer un peu les règles, fabriquer des baskets qui seraient avant tout éthiques et solidaires. Nous avons la volonté de vendre des chaussures en circuit-court, avec des matériaux éco-responsables, fabriquées par des artisans que nous avons choisi en fonction de leur savoir-faire et de leur implication sociale dans leur communauté. Sans perdre de vue le style et le soin dans les finitions en utilisant de beaux matériaux. Nous voulions créer des modèles de chaussures confortables, belles, mais qui racontent aussi une histoire que tout le monde peut s’approprier.»

Lancine Koulibaly :

« Notre concept est « slow fashion » : proposer des belles chaussures, confortables, fabriquées dans le respect de l’environnement et des personnes, tout en valorisant les savoir-faire traditionnels. »

« On propose une alternative à la « fast fashion » non respectueuse des ouvriers et très polluante. On souhaite être le plus vertueux possible même si notre modèle reste encore perfectible. Placer l’humain au cœur de la marque. On veut proposer une autre manière de faire de la mode et pourquoi pas donner envie aux autres de faire pareil. »

« On a également choisi une politique de prix abordable, de s’aligner sur les prix des concurrents pour démocratiser un autre mode de consommation. Une personne qui fabrique une basket de grande marque d’équipementier très connue ne peut même pas se la payer. Cela nous amène à nous poser les bonnes questions sur les prix que nous proposons. »

« Bien qu’on ne soit pas « issus » de la Mode, on voulait mettre en avant les artisans en leur permettant simplement de vivre de leur artisanat. Si le projet se développe, (on l’espère évidemment), créer plus tard des emplois en Afrique et en Bretagne. »

TOST : Comment faites-vous le design de vos chaussures ?

Lancine Koulibaly :

« Nos baskets mêlent l’art africain à un procédé de fabrication responsable. On a par exemple décider de se passer du cuir. On a privilégié et testé le liège avec l’atelier d’assemblage au Portugal. Il fallait que ça résiste aux machines.»

« Nous les dessinons ensemble, nous faisons d’abord des croquis, puis ensuite un ami les met sur ordi et on les envoie à l’atelier d’assemblage à Porto. »

« On voulait bien sûr que nos chaussures ne soient pas trop désagréables visuellement, on voulait casser le cliché « hippie » de la mode éthique, et proposer des modèles « casual » et « trendy ». Ce sont de belles chaussures que les gens veulent porter. On a aussi souhaité sortir des codes très répandus de la mode africaine souvent connotée comme colorée. On voulait montrer qu’il existe aussi d’autres motifs et matériaux, qu’on peut trouver d’autres styles en Afrique, des tissus nobles et raffinés. Démocratiser ces motifs, sans que ceux qui les portent sachent forcément que c’est « africain ». Les chaussures doivent aussi pouvoir être portées par des personnes qui veulent simplement de belles chaussures sans aucune connotation particulière. Elles sont faciles à porter par tout le monde et elles ne ressemblent à aucune autre paire de chaussures. »

TOST : Comment avez-vous choisi les tissus ?

Dieuveil Ngoubou :

« La mode serait aujourd’hui l’une des industries les plus polluantes de la planète. En contre-pied à cela, nous tenions à ce que notre première gamme de chaussures soit fabriquée au maximum à partir de matériaux naturels : coton biologique, fibres de raphia ou de bananier, Mutuba, un tissu conçu à partir de l’écorce d’un arbre que l’on trouve en Ouganda, et des teintures végétales et minérales.»

« Nous nous sommes rendus dans cinq coopératives situées au Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Sénégal et Ouganda. Chacune d’elles avaient déjà un large choix de tissus, nous avons choisis parmi ces modèles, nous avons vraiment voulu utiliser des tissus avec des motifs traditionnels nobles sans les dénaturer (à part le modèle avec le triskell). »

« Nous avons fait au cours de notre voyage la découverte de ces artisanats, nous avons vu que chaque pays a sa spécificité et nous avons étendu notre gamme de motifs et tissus en fonction des pays visités. Comme en Côte d’Ivoire, où traditionnellement c’est le raphia qui est utilisé. On a aussi les toiles en coton de Khorogo (Picasso, Basquiat s’en sont inspirés.) peintes avec des teintures naturelles. Et ainsi de suite, chaque pays à sa spécialité et son propre style. »

« Les coopératives avec qui nous travaillons ne sont pas uniquement choisis pour leur savoir-faire, mais aussi pour leur implication sociale, par exemple au Mali, nous travaillons avec un atelier qui participe à l’autonomisation des jeunes sortis du système scolaire via la formation à la peinture traditionnelle. La coopérative propose également un système d’épargne pour les artisans, c’est un modèle basé sur la solidarité. Au Burkina Faso, notre partenaire permet la réinsertion des femmes fragilisées en les formant au tissage. Certaines ont été mises au banc de la société à cause du patriarcat et cette coopérative leur permet de retrouver leur dignité. Nous travaillons avec des gens qui changent le monde avec des valeurs humaines. »

« Comme nous cherchions des alternatives au cuir, nous avons découverts des textiles à base d’écorce d’arbre : le Mutuba. L’écorce est battue puis mise au soleil à sécher, puis enterrée pour lui donner sa couleur, c’est un procédé très naturel, artisanal et traditionnel. »

Lancine Koulibaly :

« Ce voyage était aussi une véritable aventure, on a fait plus de 30 000 kms en deux semaines. Quand je suis allé en Ouganda, j’étais dans la brousse, j’ai voyagé avec mon sac à dos, pris les bus sur des pistes interminables, je me suis rendu dans des petits villages reculés, ce qui était très dépaysant pour moi. Quand je rencontrais les artisans j’essayais de me mettre à leur place et je cherchais à comprendre comment ils travaillaient. »

« Par exemple, le procédé de fabrication du Mutuba est fastidieux et long. Il faut attendre 7 ans pour que l’arbre arrive à maturité, et ensuite il faut encore attendre 7 mois que l’écorce se régénère naturellement après extraction. L’écorce est récoltée pendant la saison des pluies, puis longuement battue à l’aide de maillets en bois pour lui donner une texture souple et fine et une couleur ocre uniforme. On en trouve surtout au Rwanda et en Ouganda. Avec l’urbanisation, et l’arrivée du coton qui l’a peu à peu remplacé, ces arbres ont disparu. Il faut aller loin en forêt pour en trouver. Avant tout le monde s’habillait comme ça en Ouganda. Ce tissu issu d’écorce est protégé et reconnu comme Patrimoine immatériel par l’UNESCO, afin de protéger la production et conserver ce savoir-faire. Et maintenant nous vendons des chaussures avec ce type de tissu, ce que personne n’avait fait auparavant. C’est vraiment unique ! »

« Lorsque nous avons entrepris ce voyage de l’Afrique au Portugal, nous avons partagé nos rencontres et expériences sur les réseaux sociaux (cf Facebook et Instagram d’Umoja à la fin de l’article). On veut faire vivre à nos « followers » cette aventure. C’est une  belle expérience que nous ne souhaitions pas garder seulement pour nous. Avant d’être « créateurs » nous sommes aussi consommateurs d’où la nécessité de partager toutes les étapes à notre communauté. »

TOST : Comment avez-vous réussi à lancer la fabrication de votre première gamme de chaussures ?

Dieuveil Ngoubou :

« Nous avons été lauréats à deux concours : « 100 jours pour entreprendre »  et remporté le 3e prix du jury « Création des entreprises éco-citoyennes ». Cela nous a permis de créer un réseau, de gagner en visibilité et d’acquérir une certaine forme de légitimité et reconnaissance auprès des professionnels ce qui a permis de donner du poids au projet. »

« Nous avons également lancé la campagne de crowdfunding en mai 2018 sur la plateforme ULULE, et voir si la communauté répondait favorablement à notre concept, de tester le produit et de lancer la production. Puis nous avons également fait les voyages sur nos propres économies. On s’est aussi serré la ceinture, car on y croyait et nous avons mis toutes nos chances de notre côté : « on y croit, on y va! ». On a eu 154 paires de chaussures en précommandes grâce à la campagne sur ULULE. Nous tenions à livrer toutes ces paires avant la fin de l’été. C’était un sacré challenge, car la campagne a été un succès. »

TOST : Quelles sont les prochaines étapes ?

Lancine Koulibaly :

« Nous allons constituer la société, faire une levée de fonds, créer du stock, déposer nos chaussures dans des concept-stores en France et en Europe (Allemagne et Autriche), lancer notre nouveau site e-commerce. »

Dieuveil Ngoubou :

« Nous faisons partis du label « un autre monde est possible » qui réunit des créateurs indépendants de mode éthique, eco-responsable et interculturelle. Avec ce réseau nous nous déplaçons sur des salons. Il y a de la solidarité, des échanges de savoir-faire, des stylistes, des créateurs, des professionnels de la mode. Nous apprenons sur le tas grâce à toutes ces rencontres. J’appréhendais le business-plan et le monde de l’entrepreneuriat, car nous ne sortons pas d’École de commerce, mais finalement en travaillant ça fonctionne plutôt bien. »

« Nous nous autorisons le droit à l’erreur. On tire des leçons de tout ce qu’on fait et on passe à autre chose. C’est un avantage et un privilège que nous avons la chance d’avoir. Si ça plait, tant mieux, nous ne sommes pas des stylistes, nous sommes très lucides là-dessus, on ne cherche pas à être reconnu comme tels. »

« On fonctionne juste par opportunité en prenant ce que nous donne la vie. Nous sommes très flexibles, toute idée même « extérieure » est bonne à prendre pour nous aider à grandir. Nous n’hésitons pas à prendre des risques, à y laisser un peu de nous-mêmes au passage, car ça en vaut la peine, on se fait notre propre expérience tout en continuant d’avancer. »

« C’est aussi notre profil atypique qui fait le charme de ce projet. On a tout à gagner et très peu à perdre à part engranger de l’expérience humainement et professionnellement. On fait aussi les choses d’une manière différente, c’est ce qui donne une saveur et un positionnement unique à notre marque. On sort clairement des sentiers battus en ayant une forme d’insouciance dans notre manière d’agir.»

Lancine Koulibaly :

« Continuer ce projet dans la même direction, avec la volonté de proposer des alternatives de consommation en devenant consomm’acteurs, en respectant la planète, les animaux et l’homme. Passer du stade de projet à celui d’entreprise. Nous améliorer et garder notre état d’esprit intact.»

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TOST : Quelle sont vos sources d’inspiration ?

Lancine Koulibaly :

« Ma famille, elle a cette capacité et force à se soutenir, nous sommes éparpillés, loin des uns et des autres, mais nous sommes solidaires, nous pensons aux uns et aux autres, nous restons forts ensemble même éloignés. Pendant mes voyages j’ai rencontré aussi d’autres personnes, qui m’ont également inspirés. J’ai pris goût à partir loin et aller vers d’autres cultures, m’ouvrir aux autres.»

Dieuveil Ngoubou :

« Le cinéma m’inspire beaucoup particulièrement celui de Corée du Sud. J’aime dans le cinéma Coréen le côté existentialiste et artistique. Le voyage m’inspire aussi même si je n’ai pas encore eu la chance d’en faire énormément. De part mon parcours, j’ai constamment côtoyé le multiculturalisme du Congo à la Côte d’Ivoire en passant par la Bretagne. Je m’enrichis à travers l’autre.»

TOST : Quelle est votre devise ?

Lancine et Dieuveil :

« Des petites actions permettent de grand mouvement. Décider de changer à sa propre échelle pour peut-être créer un changement à grande échelle.»

«Changer le monde, valoriser l’art traditionnel africain, bousculer les codes de la sneaker. »

TOST : Quel est l’endroit dont vous vous sentez les plus proches (TOST) ?

Lancine Koulibaly :

« J’aime Brest et j’aime aussi Berlin, c’est une ville riche et multiculturelle, j’y ai fait aussi de belles rencontres.»

Dieuveil Ngoubou :

« Brest est une ville que j’apprécie beaucoup, c’est ici que j’ai fait mes plus belles rencontres, les plus belles fêtes, mes études, lancé le projet UMOJA Shoes. J’aime l’âme de cette ville. »

TOST : Avez-vous un lieu et une personne à nous recommander ?

Lancine et Dieuveil :

« Manolo Jacquet, un jeune globetrotter de 23 ans qui voyage à travers le monde en sac à dos et fait des photos. Il a voyagé dans plus de 60 pays et parcouru plus de 150.000 km en l’espace de 4ans. Il se déplace principalement à pied ou en bus. Il dort à la belle étoile, chez l’habitant ou sous sa tente Ce gars est assez incroyable. »

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Sur la toile

Site web – boutique : www.umoja-shoes.com
Page Facebook : UmojaShoes
Compte Instagram : umoja_shoes

#letswalktogether #umojashoes

LABEL mode éco-responsable  « Une Autre Mode Est Possible »

Manolo Jacquet, le Globetrotter

Page Facebook : ManoloLeGlobeTrotteur
Compte Instagram : manolo.daily

Interview & photos Magali Nouguier

#TostMagazine #TostHaTost

Finistère Gens Interview Photo

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